Can Be Late – Skip The Use

Can Be Late – Skip The Use

 

Skip The Use ou STU n’est plus un groupe découverte, c’est une valeur sûre de la scène Rock française que nous avons pu apprécier au Douzy’k Festival en juillet dernier. Pour ceux qui auraient loupé ça, STU jouera le 31 Mars à la MJC Calonne de Sedan.

 

Can Be Late

Introduit par l’EP « Sound From The Shadow » cet album se devait d’être à la hauteur et combler les attentes du public. L’album comporte 22 pistes dont 8 titres live mis à part sur un second CD.

Tout comme le dernier album de Shaka Ponk, « Can Be Late » est un album diversifié qui alterne aisément le feu et la glace. Moins ravageur que l’EP, cet album montre tout l’éventail dont dispose le groupe.   « Can Be Late » est un morceau tantôt groove, tantôt planant, le tout parsemé de sons électroniques. L’album s’ouvre sur « People in The Shadow », titre désormais bien connu du public puis s’enchaîne sur « Ghost » dans lequel Mat Bastard est accompagné d’une jeune chorale, c’est un morceau posé qui laisse apparaître la voix claire du chanteur. Sans non plus être intimiste ce morceau révèle une partie du groupe quelque peu méconnue et plutôt sympathique. Cependant le repos est de courte durée puisque « Antislavery » interrompt ce moment calme et nous réinstalle doucement dans l’ambiance groovy que STU nous propose, un retour à la normale apprécié. Riffs accrocheurs, homogénéité de la partie rythmique, ce morceau nous prépare pour la suite. Comme beaucoup d’autres morceaux de cet album, « The Face » donne envie de remuer sur son rythme et son penchant alternatif. Après seulement 5 morceaux sur cet album, la barre est déjà placée haute et laisse espérer une prestation scénique comme peu de groupes savent le faire. Il faut dire que le groupe n’a pas pour habitude d’être avare sur l’effort pendant un concert. Autre morceau très groove, « Do It Again » est un son dont on ne se lasse pas. Des choeurs qui ne sont pas sans rappeler d’autres chansons connues mettent en valeur une bande son au poil. « Fallin' » s’ouvre sur une courte partie qui pourrait presque paraître animale, mais ce n’est qu’une impression, le son revient vite dans les « cordes » et se place très bien dans cet album. À l’écoute de « Enemy » il est aisé d’imaginer Mat se déchaîner sur scène tant ce son fait l’effet d’un énergisant. Entre deux accélérations se trouve un calme qui vous plonge dans une apnée et seule une reprise permet de reprendre son souffle. « Cup of Coffee » et « Mirror » se fondent très bien dans cet album aussi, mais gardons de la place pour « Bastard Song ». Dans ce son on peut sentir tout le défoulement du groupe et cela fait très plaisir. À la fois puissant et mélodique ce morceau fait l’effet d’une bombe en cette fin d’album. Cloturer un album en douceur ? Clairement non. « Bastard Song » nous donne bel et bien rendez-vous sur scène.

Le deuxième CD et ses 8 morceaux live pourront vous faire attendre jusqu’à leur prochaine date et vous donner l’eau à la bouche.

« Can Be Late » est un album propre, peut-être un peu trop : « Est-ce le groupe ou la maison de disque qui a voulu bien distinguer morceaux live et studios ? », difficile de savoir. Quoi qu’il en soit le rendez-vous est donné : sur scène. Mat Bastard, Yann Stefani, Jay Gimenez, Lio Raepsaet et Manamax Catteloin nous livrent un peu plus d’une heure de bonheur. Je vous invite à aller écouter cet album le plus vite possible et bien sûr de sauter sur la première date du groupe près de chez vous

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